Folle, exhubérante et communicative, la musique des Yeasayer consacre une nouvelle fois Brooklyn comme le centre du monde.

Scissor Sisters, Vampire Weekend, Sufjan Stevens, MGMT et aujourd’hui Yeasayer suffisent à constater que le son américain de la côte Est se porte bien.  A mi chemin entre le psychédélisme des auteurs de Kids et le gigantisme orgueuilleux des illustres pionniers de la période post punk des 80′s, ce Odd Blood tient toutes les promesses enviagées avec son grand frère All our Cymbals en 2007.

Ultra mélodique, gargantuesque et foisonnant d’idées l’album est un pied de nez au minimalisme  des XX et à leur rock éthéré. Les américains ne lésinent pas sur les trouvailles sonores, les effets en veux tu en voilà, et offrent une dizaines de titres passerelles entre les souvenirs de la bonne vieille radio FM de papa et une fin de décennie laboratoire en proie aux expérimentations les plus audacieuses.

On trouve beaucoup de cette folie du bricolage hédoniste cusinée facçon Hot Chip sur The Children ou Grizelda,  un peu de la hargne toute British de Joe Jackson sur Mondogreen, quelques références évidentes aux mélodies lyriques des Tears For fears ou au rock épique des Simple Minds Madder Red, I remember. Un chaud bouillon de références filtré, d’où l’on ne retient que cette évidente et déconcertente facilité qu’a la formation New Yorkaise à créer du neuf sur de l’ancien.

On profite surtout de morceaux jamais en panne de carburant, prêts à offrir une musique populaire à la substance hallucinée, traversée par quelques intenses éclairs de génie, le refrain du single Ambling Alp et ses guitares qui s’emballent, ou le bridge à la Scissor Sisters d’un O.N.E sûre de sa force. Un album à écouter en se disant qu’ à la manière de la haute couture et de la mode, le rock des Yeasayer sait réinventer ce que l’on ne croit être faussement et naïvement qu’un éternel recommencement.

Découvrez la playlist yeasayer avec Yeasayer

Post to Twitter Twitter Post to Facebook Facebook Post to MySpace Myspace


suivre les commentaires Commenter |

Commenter



© Copyright 2010 Laurel LD, webzine francophone de critique musicale Merci de votre visite!