Birdy Nam Nam et Izia sont les deux surprises de la 25ème édition des victoires de la musique où on a vu : le concours de vannes foireuses des animateurs successifs, le souffle court de PPD, l’éloignement des prompteurs, la musique archi ringarde d’ouverture et de clôture façon Miss France, la défaite de la musique remise indirectement à Charlotte Gainsbourg, Maurane, Grégoire ou Pascal Obispo et enfin la dégaine inoubliable de Frédéric Mitterrand. On aura noté quelques trucs supplémentaires dans ce grand machin audiovisuel :
Fille d’Higelin et donc jeune soeur d’Arthur H, Izia remporte deux victoires pour l’album révélation scène de l’année et le meilleur album rock. L’académie consacre une jeune chanteuse énergique à la voix puissante et à l’attitude très Rock and Roll, qui en l’espace d’une phrase réussit à placer au moins quatre “putain” de bonheur. Notre Lilly Allen à nous? Il faut persévérer : prochaine étape la boisson.
Birdy Nam Nam arrachent eux le trophée du meilleur enregistrement électronique / Dance, dans une catégorie toujours aussi foutraque et mal définie ou se cottoient Air et David Guetta, les albums live et de studio. Un grand bazar qui accouche d’une décision consensuelle, et marqué par une prestation live de piètre qualité. Dommage
La scène Hip Hop peu représentée à l’instar de l’électro, voit la consécration d’Oxmo Puccino tandis que la révélation de l’année échoue aux très frais Pony Pony Run Run, qui n’en demandaient pas tant. Une bonne surprise pour ces fils spirituels de Phoenix, les grands absents de la soirée, pourtant récents vainqueurs d’un Grammy Award. Ils s’en contenteront sans trop de difficulté.
Et pour finir, cerise sur le gâteau, la non-performance vocale complètement oubliable de Charlotte Gainsbourg sur le Billie Jean de Michael Jackson. Une impasse personnelle façon retour de hors jeu, rattrapée in extremis par l’interprétation de son très beau Heaven Can Wait dans une finale de ligue des champignons féminine gagnée par une Olivia Ruiz (Deux victoires) passée très près du ridicule.
Aller à l’année prochaine.
