Alison Goldfrapp est une fille formidable : en plus de chanter comme une diva de cabaret cosmique, l’anglaise découverte sur le très estimable Felt Mountain sait s’adapter aux modes à la manière du modèle féminin populaire et universel du moment: Madonna bien sûre!

Ils exploraient déja dans Supernature cette électro/pop aguicheuse et communicative en avance sur son temps et qui introduisait la vague nostalgique à forte conotations 80′s que l’on connait aujourd’hui. Pas vraiment dupe, la chanteuse aidée de son acolyte de toujours Will Gregory s’offre en 2010 un petit plaisir que l’on ne peut décemment pas lui refuser; reprendre sa place sur une scène squattée par des pop stars en herbe plutôt en vues. Little Boots ou  Lady Gaga doivent sûement les remercier à l’heure qu’il est.

On reste dubitatif cependant face à la pertinence de l’entreprise. Non pas que l’album soit mauvais, ça serait lui faire injure, mais force est de reconnaitre que la fraicheur créative du duo s’érode quelque peu. Pas vraiment nouvelle, la musique de ce Head First plagie ses propres origines sans apporter d’eau au moulin d’un projet dont on attendait évidemment plus. les pistes électro bubblegum flirtent pourtant avec l’excellence; Dense, copieuse, lumineuse, la technique plutôt flatteuse n’est finalement pas à la hauteur de compositions qui tombent malheureusement dans un certain ordinaire FM qui peine à convaincre.

Un essai déserté par la flamme des débuts qui n’empêche pas quelques réussites;  le très Texas Dreamin, le tubesque Rocket ou  le like virgin moderne I wanna Life s’ébattent malgré leurs qualités communicatives évidentes dans un album qui peine à se distinguer foncièrement du reste de la séduisante discographie d’un groupe que l’on a déja connu plus inspiré.

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