Final Fantasy redevenu Owen Pallett s’offre un Heartland miraculeux pour la musique et nos oreilles.Owen Palett est canadien, né à Toronto, amoureux du violon et artistiquement né dans un pays en pleine ébullition rock chorale; Il cotoie les fameux Arcade Fire, s’invite en première partie de tournée et développe dans le même temps une pop baroque et nombriliste qui n’hésite pas à flirter avec la comédie musicale. Un étrange mélange, que l’on retrouve aujourd’hui dans ce Heartland expiatoire, qui trouve désormais toute sa place dans le catalogue d’une poignée de compositeurs nord américains fascinés par la musique contemporaine, au premier rang desquels Sufjan Stevens et son récent The BQE.
Owen Pallett n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’il développe une musique hybride, insaisissable et virtose, une pop tableau grand format habitée par des ensembles de cordes qui forment un arrière plan d’une redoutable efficacité; Des clins d’oeil appuyés à Broadway et à ses enfants cinématographiques – on trouvera quelques ressemblances avec la BO de Moulin Rouge de Baz Luurhman – des purs instants de virtuosité, Lewis Takes Off His Shirt, des moments de grâce indéniables E is for Estranged, une folie communicative Red Sun N0 5, The Great Elsewhere et finalement un opéra pop impressionnant porté par un Owen Pallett sidérant à la voix sidérale. Une vraie démonstration de virtuosité et de sensualité des plus remarquables dans un album qui se permet d’envoyer nos certitudes vers des confins toujours plus lointains. Le futur s’annonce radieux.




