Lightspeed Champion s’offre un second album ambitieux et convaincant.: Une oeuvre démesurément soul à la sensibilité renversante.

Devonté Hynes rappelle d’emblée ce rock pré punk que l’on etendandait déja chez le débutant Lewis Furey. Une voix claire  comme un air de printemps au service de mélodies soyeuses et sophisitiquées, une oeuvre rigoureuse pleine de lyrisme, gonflée d’une sensibilité jamais dégoulinante, et finalement une filliation logique avec les récents exploits d’Arcade Fire voire de Rufus Wainwright. Une boucle sans fin très canadienne pour un américain qui dévoile une énergie toute en maîtrise dès les premières mesures de l’introduction;  un  Dead Head Blues épique annonciateur d’un album sans borne ni limite, ou le Texan croise le fer avec une musique globale et sans aucun compromis.

De l’émotion en  veux tu en voilà, une singulière promptitude à survoler ce que l’on peut faire de beau sans jamais s’écraser dans le mauvais goût et un tour de force mué en pari réussi; réaliser le plus bel album de ce début d’année 2010.On reprochera certains passages frôlant le sur-poids, mais on e pourra qu’applaudir un artiste qui sait en faire trop à l’heure ou l’on est tenté par le pas assez. Une joyeuse étincelle  portée par le rock de Marlène, la pop chorale naturaliste à partager de There’s Nothing under the water, la pop toute british de Romart, l’appel du coeur I Don’t Want To Walk Alone, le minimalisme tranquille de Smootth Day; Lightspeed Champion s’offre une évasion peinarde dans le royaume très prisé des artistes avec qui il faut désormais définitivement compter, le coeur battant, sûre de sa force et sans sourciller. Un impressionnant recueil d’une grande et salavatrice générosité.

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