Les Delphic sont issus d’une longue tradition de pop éclatée et souriante, née avec les Roxy, dynamitée par New order et reprise depuis par des hordes de fan-groupes déchainées. Acolyte s’apprête aujourd’hui à faire bouger le popotin des beautiful people jamais rassasiés et toujours en manque de joyeux bonbons sucrés.

On avait entendu il y a peu des extraits de ce qu’allait devenir le premier album de ces anglais très propres sur eux, c’était chez le label Kitsune ou raisonnait le très atmosphérique The Momentary que l’on aurait juré tout droit sorti des cartons du génial M83 et  de son épique Saturdays=youth. La parole était en fait donnée à une bande de fins musiciens bien décidés à  renouveller un genre qui n’en finit plus de marquer les esprits depuis les exploits de Bernard Summer et de sa bande.

Un album d’une linéarité dogmatique que rien ne vient jamais contrarier; un manque de personnalité problématique pour  notre  Acolyte, qui, sorti de l’exercice de style résistera peut être difficilement aux dures épreuves du temps. Reste quelques belles réussites - Halcyon et son clavier dance survolté,  Red Lights et son souffle au long court, l’éponyme Acolyte et sa tornade synthétique - qui signent de fort belle façon cette élégante entrée en matière d’un groupe qui aura à l’évidence son mot à dire dans un proche avenir. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Post to Twitter Twitter Post to Facebook Facebook Post to MySpace Myspace


suivre les commentaires Commenter |

Commenter



© Copyright 2010 Laurel LD, webzine francophone de critique musicale Merci de votre visite!