le premier album d’une jeune britannique bien décidée à en découdre sur la scène mondiale.Vanessa Brown a sans doute bien écouté ses classiques des années 50 – 60 comme le rapelle son étrange coiffure hors du temps, et s’inscrit du même coup dans la vogue façon “revival rythme and blues” introduite il y a peu par la très rock and roll Amy Winehouse et depuis partagée par des formations au succès commercial non démenti; Duffy et surtout plus récemment The Noisettes ont largement inspiré ce Travelling Like the Light finalement sans surprise.
Vanessa Brown nous embarque avec quelques mois de retard dans une joyeuse fête exubérante traversée par des ambiances résolument communicatives; Quick Fixe et son twist futuriste introduit plaisamment un disque enlevé et marqué par quelques belles réussites; Leave, ou Crying Blood donnent ainsi rapidement l’illusion de se trouver face à une nouvelle ersatz convaincante d’Aretha Franklin. Un album qui marque pourtant le pas lorsque miss Brown introduit quelques éléments de New Jack ou de R’N'B typée variété Game over, Shark The Water, ou se perd dans une Soul un peu ringarde pas vraiment convaincante Crazy Amazing . Une jeune louve qui éprouve toutes les difficultés à se différencier du reste de la meute mais à qui on reconnaitra des cordes vocales en acier et une énergie volcanique jamais tarie qui, reconnaissons le, fait son petit effet sur scène. Ouf.
