

Les new yorkais de Vampire Weekend reviennent à la charge avec un second album ébouriffant, parfaite illustration du croisement des cultures et d’une certaine forme d’ouverture d’esprit.
On le savait déjà, les Vampire Weekend en artistes éclairés n’ont jamais fait comme tout le monde. Jugeant le tunnel rock bien trop encombré, il leur vint une idée salvatrice : teinter leur rock de rythmes et de mélodies venus d’ailleurs, histoire de se différencier définitivement du reste du monde. Après un rafraichissant premier effort éponyme et une longue tournée mondiale, autant dire une fois les bases du concept définitivement posées et ingurgitées arriva enfin le temps du second album. Un exercice délicat tant il fallait montrer que le coup d’éclat précédent n’était pas sans lendemain et rassurer un public désormais à l’affut du moindre faux pas. Car l’histoire du rock est jonchée d’expériences foudroyantes sans avenir, toutes plus ou mois tombées dans l’anonymat le plus complet.
Pour notre plus grand plaisir, ce Contra là est complètement rempli et même au delà des espérances. Virevoltante et jamais à court d’idée, la musique des américains s’impose aujourd’hui comme un genre à elle seule. Capable des plus grandes folies White Sky, ou d’épisodes moins orageux Taxi cab, on navigue dans une espace entièrement dessiné par de instruments mués en boite à rythmes; un paysage singulier habité par quelques bribes d’électronique et de guitares électriques cachées dans les îles caribéénnes au service d’un projet jubiltoire, jamais ennuyeux, qui a le mérite d’éviter tous les clichés du genre; D’essence Rock Giving Up The Gun mais jamais encline à la moindre compromission façon World , la musique des Vampire Weekend se réinvente chaque seconde et continuer de donner au travers de titres énergiques, Run ou le single cousins, un sacré coup de neuf à la musique populaire contemporaine. Un métissage aux multiples identités qui clôt d’emblée le débat; L’album de ce tout début d’année 2010.
l’album en écoute intégrale ici