RJD2 ne convainc personne avec un Colossus pas si colossal que ça.
Un petit album désuet, pas vraiment dans le tempo, pas vraiment afriolant, un album de bidouilles, mélange d’hip hop, de soul, de rock et d’électronique. Un joyeux bazar qui chasse sur les terres du très en forme Wax Taylor sans jamais lui arriver à la ceinture.
Après de longs mois d’attente l’ex futur nouveau joyau du trip hop mondial ne décolle vraiment que sur quelques pistes plutôt bien inspirées; Simple plans, Gypsy Caravan, A son’s cycle sauvent ce qui ressemble aujourd’hui à une suite de tentatives bancales rapidement à court d’idée et pas vraiment sexy. L’outsider de toujours de la scène Downtempo revient donc sans jamais nous faire rêver, collé à ses années 90 et toujours à la recherche de son album référence.
On reconnait à l’artiste une sincérité et un amour fou pour cette musique hybride matinée de soul qui se veut avant tout contemplative, tremplin pour les rêves et les films imaginaires que son auteur se fabrique chaque soir devant ses machines. Mais on écoute cet abastract pop / hip hop dénué de souffle sans jamais accrocher à une formule qui laisse derrière elle un étrange goût d’inachevé.
