Midlake se rappelle à notre bon souvenir et publie le successeur de l’épique The Trials of Van Occupanther paru en 2006. Un album qui nous plonge dans un psychédélisme exacerbé et consacre une formation ou la mélancolie n’est décidément pas un vain mot.
Midlake c’est d’abord un son reconnaissable entre mille, une douce effusion d’un bonheur hanté par une tristesse diffuse, des orchestrations somptueuses héritières des grands folkeux des temps passés, Cat Stevens Fortune ou Neil Young Winter Dies, et enfin des mélodies à la beauté quasi héroique portées par un chanteur toujours sur le fil; Tim Smith habite littéralement des compositions très souvent linéaires et laissant libre court à l’évasion.
Formé en 1999 le groupe d’étudiants américains issus du Texas dessine à chaque album de stupéfiants et grandioses paysages, délaissant désormais la petite touche synthétique des débuts pour un Rock – Folk grand format inspiré et fragile. La formation si elle abuse aujourd’hui de certaines astuces et d’une facheuse tendance à vouloir colorer sa copie du jour façon série B historique-The Horn, le visuel, la flûte à tous les étages-sait se rendre remarquable lorsqu’il laisse ses partitions respirer Children of The Grounds. Un disque dense et copieux à la musicalité tempêtueuse écrit sous une pluie d’orage.



