Eels propose depuis le 18 janvier une suite  au rugueux Hombre Lobo mais profite de l’occasion pour s’installer dans une douce routine coupable.

Eels s’est avant tout Marc Oliver Everett. Un homme créativement puissant qui n’ jamais pris l’habitude de rien faire. Hier  on découvrait Hombre Lobo, un an plus tard surgit déja End  Times et son florilège de figures attendues sur la mort, la disparition dans la  plus grande tradition du blues et de ce que propose le groupe depuis 15 ans. La mort est tranquille et reposante , les ambiances feutrées, et l’on cherche vainement le son qui accrocherait enfin l’oreille.

Car quitte à proposer deux albums en presque une année, autant se montrer sous des jours très différent et  mise à part quelques titres relevés Gone Man, Unhinged le tout baigne dans un bain de coton imbibé d’éther. Du magnifique titre éponyme End Times au désormais classique clin d’oeil  Little Bird, du sans surprise Line in The Dirt au passe-partout The Beginning, on pressent rapidement pointer l’ennui. Manque d’idée, fibre  mélancolique qui frôle par moment la mièvrerie, rien ne vient réellement raviver cette flamme désespérément éteinte qui réchauffait jusqu’à présent les album du génial compositeur défricheur. Un disque de ballades mué en passage à vide qui peine à trouver sa place dans la  discographie copieuse du groupe. En attendant la suite ?

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