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The Heavy sont à la musique ce que Tarantino est au cinéma : un joyeux bazar rétro assumé et jouissif. Visuel sombre, nom léger comme un portail de cimetière, teinte monochrome, la présentation du nouvel album entraîne le quidam en quête de nouveautés dans un étrange monde suspendu dans le vide, arrêté et figé. Détrompez vous, The Heavy c’est en fait Ottis Reading et Alice Cooper main dans la main  dansant dans les feux de l’enfer.

Son cradingue, enregistrement volontairement dégradé, mimiques héritées aussi bien de la soul, du funk , que du hard rock centre américain des années 70 , le tout mélangé et secoué par un jeune groupe anglais dont le premier album paru 2007 posait déjà les fondations d’une expression à la croisée des genres. Ce retour aux sources euphorique et jubilatoire réussit là ou d’autres ont en partie échoué – on pense ici dans un autre style aux Noisettes ; proposer une relécture dense et copieuse d’une époque sans tomber dans l’imitation pure et simple et éviter sur le plus ou moins long terme l’effet coquille vide.

Les idoles de toujours ne sont jamais loin, Stuck convie Green Al, le magnifique Short Change Hero se rappelle au bon souvenir d’Ottis Reading, tandis que James brown semble illuminer l’énergique How You Like me now. Un album ponctué de titres revanchards No Time, Oh Not You Again capables de rapeller s’il en était encore besoin, que ces anglais passionnés de musique noire américaine sont avant tout un groupe de rock et non le contraire. Impressionnant.

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