bqestars

Sufjan Stevens en jeune créateur de musique pop haute couture fasciné par les grandes manoeuvres orchestrales s’offre un BQE symphonique  d’une richesse infinie.

On savait l’américain multi instrumentiste fasciné par la musique contemporaine, les expérimentations harmoniques, le bricolage sonore et la musique tout court. A l découverte de l’album on craignait pour tout dire, un énième disque folk accompagné d’un quelconque orchestre, histoire de faire comme tout le monde. On avait tord sur toute la ligne. ce BQE là commandité par la Brooklyn Academy of Music , oscille entre le romantisme de la fin du XIXè – merci Grieg!- et l’exercice cinématographique haut de gamme. Une musique du temps présent, vivante mais jamais classique, survoltée et parsemée d’éclairs ludiques. La petite mélodie du chef d’oeuvre d’écriture contemporaine se joue ainsi des repères et du regard, et parvient sur le fil, à jouer de l’équilibre sans jamais chuter.

Un exercice cérébral et physique plutôt casse gueule qui joue la partition du tout instrumental et réinvente à lui seul les codes de l’exercice. On reste subjugué par l’aisance de ce garçon que l’on savait talentueux, mais pas encore capable de conjuguer au plus que parfait ses inspirations les plus démesurées. C’est chose faite pour cet opéra dédié à l’autoroute new yorkaise, la Brooklyn  express way, que l’on écoutera en se disant, que, même dans ses aspirations urbaines les plus vulgaires, NY continue encore d’inspirer les albums les plus incroyables de notre temps. Magistral.

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