beak

Geoff Barrow de Portishead revient aux sources du Krautrock. Halleluwah?

On croyait l’homme plus préoccupé par le futur album du trio magique de Bristol, que par une autre quelconque collaboration. On se trompait, le sombre et génial musicien travaillait dans l’ombre avec son trio rock Beak. On ne sera pas surpris de reconnaître tout  au long de ces 12 pistes expérimentales et contemplatives les influences qui ont bercé ce courant majeur des années 70. Beaucoup de Can, un peu de Neu!, du Clusters deçi delà, des échappées post punk lumineuses et finalement un hommage très austère et  peut être trop respectueux d’un genre autrefois précurseur.

Ce qui frappe d’emblée c’est la minutie du savoir faire et le respect de la méthode initiée par les géants allemands de la musique contemporaine. Une orthodoxie volontaire qui engage quasi uniquement la basse la batterie et la guitare, distordus, broyés, coupés malmenés, transformés. Le chant se limite à quelques choeurs, des bruits, et exclue comme il se doit toute chanson. Si la démarche émouvra sans aucun doute les nostalgiques de la période, on reconnaîtra que ce disque en forme d’ hommage très réussi n’apporte en défintive rien que l’on ne sache déjà; le Klautrock n’est plus, mais ses apports dans les musiques actuelles  tant  dans la forme que dans le fond, sont immenses.

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