
Weezer survivant du rock californien à la mode teenagers des années 90 continue sa longue route entamée en 1992 et livre aujourd’hui un album plein comme un oeuf, alignant les tubes les uns après les autres, sans jamais douter du bien fondé de sa démarche. Green Day en petite forme, difficile de ne pas reconnaître aujourd’hui l’endurance et la tenacité du combo de Rivers Cuemo. Le second titre royal I’m Your Daddy, en bon exemple ne fait pas dans la demie mesure. Guitares foudroyantes, tempo d’enfer, lignes mélodiques toujours chatoyantes, on reconnait bien là une formation, qui, malgré les années et quelques changements de casting, a su préserver avec évidence sa fraicheur au fil du temps
On ne s’attendait de toute façon pas à une révolution, le son reste très 90′ s sans être toutefois hors de propos, mais on on tient là le prétexte à l’amusement d’une bande de musiciens trop peu préoccupés par les modes et les inflexions, les envies et les tentations, pour se diluer complètement dans le marais 80′ de l’époque. Le groupe ne reste pourtant pas autiste au monde qui l’entoure et insuffle avec raison les sonorités d’aujoud’hui et d’ailleurs dans ses compostions toujours impeccables. If You Wondering, If I want you To) I Want You to, Can’t Stop Partying, et le très bollywood Love is the answer sont la preuve avec d’autres, que la perméabilité de l’oeuvre toujours un brin naive des américains est réelle sur cet album pourtant taillé dans une power pop muée en néo métal /punk pour l’occasion.
Weezer se rappelle ainsi à notre bon souvenir, propulsé par un allant de tous les instants, et complète de belle manière une carrière enthousiasmante toujours en mouvement, qui justifie que l’on ait toujours 7 albums plus tard, une furieuse envie de les suivre.