
Le phénomène de foire ultra cathodique Lady Gaga envahit une nouvelle fois le monde avec une double galette souvenir aux accents évidemment pop et plutôt adolescents. Si le cirque organisé autour des tenues de cette space chanteuse du 21ème siècle est clairement agacant, sa musique, à la manière d’une Little Boots surprend toujours par son opportunisme de bon aloi.
A l’instar de la plupart des pop stars en chiffon actuelles Lady Gaga surf sur la vague des trucs en “wave”, inspirés des années 80 et mélangés à la culture r’n'b des années 90 2000. Comme tout objet de mode Lady Gaga se fond dans le courant majoritaire; Du synthétiseur vintage à gogo qui rend gaga, des touches électro bien grasses, et un chant R’N'B / Hip Hop qui rappellerait par moment une Gwen Stefany pour le coup dénuée de charme et pas vraiment sexy. Une pop automatisée, glaciale comme un soir d’hiver, qui s’impose sur les ondes comme H&M s’est imposé dans les sapes. Une musique standardisée mais visuellement variée (les fringues toujours), capable de proposer son lot important de friandises suffisamment acidulées, pour que l’on s’en goinfre régulièrement dans les clubs les TV et les soirées.
Cette nouvelle version de l’album Fame paru en 2008 s’agrémente de nombreux titres supplémentaires et constitue pour le ou la fan une opportunité plutôt intéressante de mettre ou de remettre la main sur sa carte bancaire. Un double album généreux et toujours d’actualité (pas moins de 8 morceaux supplémentaires) pour cette “Madonna des années de crise” collectionneuse de robes en plastique. Sachez qu’une version collector avec mèches de perruques et autres petites attentions sera vendue sur le continent américain moyennant 100 dollars. Non le ridicule ne tue visiblement pas le commerce.
Comments ( 1 Comment )
Bravo pour cette critique pas du objective ! –’
On voit encore un journaliste peu intéressé par le travail de Gaga …