

Jamie Cullum, figure de proue d’un jazz moderne et décomplexé se pop-pularise, et signe son retour avec un impressionnant nouvel album The Pursuit.
On ne remerciera jamais assez le britannique d’avoir dressé des ponts entre des mondes qui d’ordinaire se tournent malheureusement le dos. Pianiste talentueux, l’homme est reconnu pour ses prestations scéniques mémorables, énergiques, faisant comme il se doit la part belle à l’improvisation. Rares sont les artistes capables de réunir autour d’eux des publics différents sans jamais sacrifier à l’authenticité de chacune de leurs inspirations. Jamie Cullum est de ceux là, aussi à l’aise dans la musique de film-il participa à la musique du génial Gran Torino de Clint estwood-que dans l’exercice très formaté de l’album studio, ou de la prestation live .
Le mélange assumé des genres aide donc au bon accomplissement de la destinée du natif du Wiltshire qui installe cette fois çi son talent multi-carte du côté de la rive américaine.Très soul , l’album flirte avec la musique etats-unienne contemporaine. Cuivres façon big band Just One Of Those Things, rock Mixtape choeurs I’m all over it now chant de crooner I Think I Love, jusqu’à reprendre sans l’ombre d’une hésitation D’ont stop The music de Rihanna.
Jamais sa musique n’aura eu autant d’ampleur. Une pop / soul au décorum jazzy qui fait merveille tant les possibilités et les combinaisons offertes à son auteur semblent infinies. En somme, un album made in USA pimenté à la sauce Brtish premier choix, sauvé de l’opulence par le génie musical et le piano survolté d’un jeune surdoué. Jamie Cullum fait son cinema et le fait bien.