

Sourya est l’excellente surprise hexagonale de cette rentrée 2009. Ces 4 parisiens, qui “n’ont jamais écouté de chanson française” sont la référence rock que l’on n’attendait plus vraiment de ce côté ci de la manche. Un astucieux mélange contemplatif (Patrick Watson), soupoudré d’électro (Tom York ou Hotchip), et de rock tout court. Une musique qui étonne par sa facilité et son aisance à surfer sur ce qui fait de mieux pour mieux le sublimer
Ces français là n’ont rien à envier aux canon anglo saxons du genre. Des arrangements qui rappellent d’emblée le grand Radiohead période The Bends – Ok Computer, pour des envolées mélodiques et lyriques ahurissantes, de celles qui vous scotchent sur votre canapé jusqu’à la dernière note The Ballad Of star Gigolo, Numero 2, ou vous entraînent jusque dans les recoins les plus extatiques du cerveau humain Astronomy Domine. Ces fans de l’albion et de ses pendants les plus populaires-le foot et les frères Gallagher-pimentent leur oeuvre de piano Numero 1, Sleep Stage Piano, de guitares énergiques Stockholm 1873, Unsuspected, de cordes et de bonheur mélancolique ( à peu près toutes les pistes).
Un album accompli qui ne laisse rien au hasard; Les Sourya, en formidables musiciens évoluent aujourd’hui crânement en première division et ne manqueront pas de s’y faire rapidement remarquer, car le talent n’attend plus, on le sait, le nombre des années. Indispensable.