kings of convenience

Il doit faire bon vivre au pays des Kings of Convenience, duo Norvégien délicat et passionné, qui écrit ses chansons comme on envisagerait seul la vie dans le Grand Nord. Avec retenue et humilité, et malheureusement aussi, un peu de lassitude.

Une marche entamée avec leur déja très paresseux mais délectable précédent album Riot On An Empty Street, hymne à la mélancolie que l’on appréciait pour sa fraîcheur engourdie et esthétique. Ce nouvel opus s’inscrit dans la plus grande des continuités; Un tapis de guitares arpégiques, accompagnées par quelques timides mais chaleureux violons, de ceux qui vous font oublier un instant  que la route est encore  longue et interminable. On ne  reprochera pas à ces folkeux (trop?) inspirés par Simon and Garfunkel, un talent évident pour les itinéraires en première classe  façon cocooning, mais on regrettera tout au long de cette aventure la redondance d’un paysage  qui manque singulièrement de relief. Une désagréable impression de “déja vu, déja entendu”, qui fait malheureusement basculer cet album-morne-plaine dans l’immensité des espaces commerciaux réservés aux compilations dites Lounge. Un bien mauvais tour  joué à une musique agréable mais vidée de son sens, qui méritait au fond de s’acheter un supplément d’âme, plutôt qu’une  beauté somme tout artificielle et un peu vaine.

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Comments ( 1 Comment )

De l’art d’écrire des critiques ou s’enchevêtrent absurdités, non sens et mauvaise foi.

Antoine a commenté l'article déc 27 09 a 12 h 47 min

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