
On doit aimer ces vieux disques finissant en “wave” chez les Editors, groupe de Birmingham spécialisé comme d’autres dans la ressucée 80′s plein pot. Rien de bien original pour un album fortement influencé par Interpol, et à peu près tout ce qu’a pu produire la coldwave pendant la décénie post Giscard. Du pas très drôle donc, et malheureusement du pas très intéressant non plus.
Le groupe s’englue dans une musique entendue mille fois, zébrée de claviers période Depeche Mode and friends, et manquant sérieusement de piquant. On ne leur en voudra pas de rendre hommage à leurs idoles en forçant le trait, mais on regrettera le manque d’idée et de créativité flagrant d’un album qui sent déja le placard à peine écouté.; Non pas que le projet soit foncièrement mauvais – papillon est l’archétype du morceau promis au succès – mais force est de reconnaître que la concurrence rude et implacable dans le domaine ne laisse que très peu d’espace à ceux qui passent péniblement la moyenne faute d’imagination. Aller, sans rancune.