

Ny’ allons pas par quatre chemins, Amanda Blank a un sacré talent. Dans la lignée des chanteuses hip/hop qui parlent de cul à chaque phrase notre héroine du jour s’en sort foutrement bien. Proche eratz de Peaches et consorts version urban/mid tempo, la miss joue évidement la provoque, et le “toujours plus” avec des titres aux noms évocant l’ambiance chaude et délurée des clubs , Something Bigger Something better, DJ, Love Song.. pour rappeler qu’ à Philadelphie et ailleurs le milieu du Hip Hop féminin est en plein essor. Santigold, MIA, ou encore Ebony Bones, les filles prennent le pouvoir et redéfinissent par la même occasion les codes du genre.
La fusion, marque de fabrique de cette musique lascive et inventive, n’est pas qu’un moyen d’expression supplémentaire , mais la finalité même; On y entend les basses et les choeurs des B 52′s, le rock des Cocteau twins, les synthétiseurs d’une époque disco décidément indispensable, l’euphorie de la House, et le son Garage d’une Amanda sûre d’elle, au flow impeccable et détaché – la vénérable école Missy Elliott – qui renvoit une fois de plus ses congénères masuclins à leurs chères études.
Un album génial, consistant, sans temps mort ni trou d’air, qui sacre une artiste mise en scène par la crème des producteurs US du genre. Diplo, David Sitek des TV On The Radio, Spanck Rock; un véritable laboratoire sonique pour un premier disque physique et touche à tout, finalement assez impressionnant. Attention bonheur sexuellement transmissible.
Universal music