

On pourrait croire qu’avec nom comme celui ci, The XX sont de ces groupes qui envoient valser les micros et les guitares dans des murs d’enceintes désintégrés par les décibels. le Royaume Uni n’en manque pas. Mais non.
Des lignes de guitares en apesanteur suspendues au plafond d’une salle chaude et enfumée – à l’abri du brouillard poisseux et humide du Sud de l’Angleterre – vont et viennent dans une étrange chorégraphie aérienne. Un ballet de l’audace, éloge du mimalisme et de la beauté, emporté par un chanteur et une chanteuse parfaits dans leur justesse et leur complémentarité. A l’un le rôle du beau parleur déchiré, à l’autre le timbre folk plein de sensualité, réunis dans une valse des corps et des âmes souvent esthétique mais jamais pathétique. Un rock dénudé joué sur le fil, presque fragile qui frise l’excellence sur des morceaux composites, à la limite de tout. Sous leur aspect simple et dépouillé, transparaissent des références pourtant habilement dissoutes; Pop moderne et éthérée sur Heart Skipped A Beat, nappes à la Brian Eno sur Fantasy, ou Raggae sur un Infinity très Lynch et vaporeux…Un rock moite prêt à conquérir le coeur des oiseaux de nuits. Des Cocteau Twins branchés et sexy pour l’un des très bon disques de cette rentrée 2009.
Comments ( 1 Comment )
l’un des meilleurs disques de la fin d’année. En écoutant ce disque on se croirait déjà devant un feu de cheminée dans une lumière tamisée en train de se laisser allez au rythme de ces balades envoutantes… bref que du bonheur. Un buzz internet qui c’est enfin montré à la hauteur!


