Jay Z reste aujourd’hui un des plus prolifiques rapeurs US le de son temps.
11ème album studio d’une carrière débutée en 1996, ce BluePrint 3 fait suite au mal aimé Blueprint sorti en 2002 et réédité en 2003. La discographie récente de l’ami Shawn Carter laissait envisager un nouvel album de plomb: Kingdom Come et American Gangster, excellents albums au demeurant, brillaient par leur noirceur , l’un privillégiant le chao anti bush, l’autre le retour aux sonorités des années 60. Cet énième opus se veut résolument ludique. Boucles passées au peigne fin, espace sonore rempli comme un oeuf, percussions entre R’N'B et rythmes afro, on en prend plein les oreilles sans jamais se plaindre. Un mélange plutôt luxuriant et riche qui oublie l’Autotune mis ici ironiquement -mais en partie seulement- de côté (Forever Young, Run this Town…).
La liste des invités longue comme le menu dans un grand restaurant convie la crème du showbizz pour des participations au final plutôt secondaires mais révélatrices d’un album qui entrevoit de nouveau la lumière. Pharell, Rihanna, Alicia Keys, Luke Steel, ou encore J.Cole, on regrettera seulement l’absence des très attendus et annoncés MGMT visiblement non retenus. Qu’à cela ne tienne, le dynamique Jay Z mystifie son monde, et persiste à ne laisser que très peu d’espace à la concurrence . Un flow coup de poing qui en fait depuis près de 15 ans un des meilleurs toute catégorie confondue et qui s’offre la victoire sur un plateau, en équipe et par chao, dans un tournoi décidément en manque d’adversaires.
le premier clip Run This Town

