
jamie T, jeune homme de 23 ans originaire de Winbledon, est un homme de son temps. Punk Rock, Acoustique, Hip Hop déguisé, on entend à peu près tout ce que la société anglaise a pu enfanter ces 30 dernières années. Etrange personnage que ce Jamie T, né Treays, qui oscille entre agressivité et arrogance à la Joe Strummer, timbre à la Arctic Monkeys, et flow façon 80′s. Un homme capable d’enchainer des titres aux influences diverses avec une aisance bluffante, qui le fait aussi bien déclamer un rap énergique sur Hocus Pocus, qu’un morceau acoustique intimiste sur Emily Heart’s. Moins artisanal que son prédécesseur, le disque fourmille de trouvailles sonores en gardant une patte assez old school bienvenue.
Pas de surproduction bling bling mais une énergie et une urgence de tous les instants, qui rend grâce au foutoir organisé, samplé, transformé, d’un artiste aventureux, adepte d’une musique trans-genre et trans-générationelle. Comme ses contemporains, Jamie T se plait à s’engager sur le terrain social Castro Dies, mais d’une manière générale préfère les histoires de tous les jours, celles qui font les joies et les colères de tout un chacun. Des machines d’obédience Hip Hop au service d’un coeur profondément Rock et une folle envie d’en découdre avec ce qu’il nous reste de certitudes ; Le présent est évidemment aussi défricheur que ce passé que l’on regrette tant.