Les Grizzly Bears ne sont pas qu’un simple groupe de rock de plus. Leur statut d’exception au sein du prestigieux label électronique Warp leur confère une aura particulière; entre curiosité et interrogation, on repère vit chez ces beautiful people une certaine capacité à s’agiter les neurones, histoire de ne pas faire la même musique que tout le monde.
Des instruments acoustiques traités comme des engins numérique. un son considéré comme un matériau, en somme une pop rock concrète du plus bel effet qui n’hésitent pourtant pas à s’embellir de mélodies subtiles, portées par la frêle voix d’un chanteur toujours sur le fil. Grizzly Bear oscille entre deux mondes : celui de l’atelier qui sent le renfermé et le monde des paillettes beaucoup plus édulcoré. On fera ainsi facilement le parallèle avec d’autres groupes; Dirty Projectors, Animal Collective ou pourquoi pas Radiohead, premiers supporters de ce combo rock pas comme les autres, qui leur offrit une première partie en 2008 à Toronto. Rien de surprenant quand on sait le virage progressif pris par la bande à Yom York à la fin des 90′s, inspiré directement par le travail de Warp. On retrouvera aussi un peu de New-Wave et de Cold Wave dans l’interprétation et les arrangements. mais peut on réellement faire sans en ce moment?
Grizzl Bear, se découvre ainsi pour l’hiver et offre un recueil Art Pop de bon niveau, subtil et aventureux, preuve que ces ours en peluche là, pour leur troisième album, n’ont toujours pas froid aux yeux
