Emilie Simon quitte son prisme parisien et s’installe à New York. Une démarche autant artistique que personnelle qui a le mérite de tout remettre à plat dans une carrière pourtant jeune et florisssante. On l’avait laissée dans son jardin Végétal, hymne onirique et organique aux frontières de la pop et du bricolage sonore, que l’on appréciait pour son authenticité; Un concentré d’influences intérieures (L’IRCAM) et extérieures ( Bjork, la pop/electro contemporaine)) portées par une voix maniant aussi bien le français que l’anglais.
On la retrouve loin de ses sentiers battus, dans un album virevoltant et brillant, qui se concentre tout naturellement sur la voix d’une chanteuse métamorphosée, libérée des contraintes d’autrefois – le minimalisme notamment – pour mieux s’exposer . On aime cette prise de risque qui confirme l’une des plus belles voix françaises actuelles. Mais on reconnait la touche Emilie Simon quoi qu’elle fasse; Une touche rétro (piano, cuivre, voix so frenchy) pensée dans un laboratoire sonore en ébullition jamais à court d’idées, où naissent des mélodies New Wave, l’impeccable Closer, des clin d’oeils au cabaret et aux comédies musicales sur Rocket To The Moon ou encore des morceaux de pop synthétique premier choix Chinatown. Un eccleptisme remarquable signe que la ville internationnale semble imprègner de partout l’oeuvre de la française sans jamais la noyer. Une grosse pomme qui ne lui file même pas la grosse tête pour son meilleur album paru à ce jour.
Emilie Simon – Dreamland (Clip Officiel)
envoyé par wonderful-life1989 – Regardez la dernière sélection musicale.
Comments ( 7 )
Sasn dec’, cet album n’est pas le meilleur, loin de là… et elle chante tout en anglais.
Emilie n’est plsu ce qu’elle était, elle vient de gacher sa musique !
Je suis bien d’accord avec “Objectivement” qui a posté juste au dessus.
Je reconnait pas du tout! Que de l’anglais, de la grande pompe et un genre cabaret qui ne lui ressemble pas du tout.
Je suis bien déçu.
Quel gâchis… v.v
Je suis tout à fait d’accord avec cette chronique, je trouve cet album fabuleux et foisonnant. Elle prend des risques en changeant radicalement de style, tout en conservant son univers. sa voix est grandiose. ceci dit c’est vrai que les passages en français sont très appréciés
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on en veut encore
Moi aussi, je suis vraiment déçu par cet album dénué de tout le charme d’Emilie. On dirait un mauvais revival de Kate Bush produit par Kamel Ouali. Une voix exagérée et un décors sonore triste avec des Pianos, batterie, cordes qui n’ont rien inventés. En plus tout en Anglais.
Aussi un peu déçue par le fait que tout est en anglais et que cet album est moins contrasté que les autres, plus proche de Kate Bush que d’elle. Mais il faut reconnaitre qu’elle a pris un gros risque vocal et puis la recherche musicale est tellement différente et poussée a contrario de ce qu’on peut entendre en ce moment…elle reste pour moi une des seules vraies artistes qu’il existe de nos jours…
je reste mitigé à l’écoute de ce dernier opus.
je regrette le coté intimiste de son premier album et de végétal, ainsi ses sons “expérimental” qui faisaient sa touche.Il n’empêche que sa voix reste unique (avec un petit coté kate bush assez surprenant)
Excellent album qui fera date tant par la richesse des sonorités que par la dimension qu’elle vient de prendre.
On sent pleinement assumé dans cet album le tournant très électro entrevu dans l’album Live à l’Olympia.
Désolé pour tout ceux qui regrettent le passé…Ah les à-priori…
Dire que ça ne lui ressemble pas me semble extrèmement prétentieux.
Qui à part Emilie Simon sait ce que c’est du “Emilie Simon” ?

