
l’industrie musicale en pleine mutation se cherche un nouvel épiderme, et par là même occasion un nouveau modèle économique plus en phase avec l’ère digitale. Ne soyons pas crédules, les alarmes et les cris de désespoirs des grandes firmes de l’entertainement n’engagent que ceux qui les écoutent. Les grandes multinationales ont déja depuis longtemps varié leurs activités dans le cinéma, les jeux vidéos, l’internet, la téléphonie, le matériel (balladeur mp3…)pour que l’on ne se sente pas obligé de pleurer avec elles. Le marché de la musique se numérise, et se voit accaparé par de nouveaux acteurs, qui en plus de proposer pour certains de nouveaux instruments de lecture numériques, s’érigent en distibuteurs de contenus; Apple, son Ipod et son Itunes, en est le principal représentant. Mais il ne faut pas oublier les opérateurs téléphoniques, les marchands internet (Amazon), et depuis peu les sites de streaming. Tout ce beau monde se partage le gâteau de la distribution en sus des petites structures et labels indépendants plus réactifs qui ont pris le virage numérique bien plus tôt, tout en faisant face à la disparition programmée du disque. L’internet peut se transformer en véritable aubaine pour qui maitrise son économie et es mécanismes de promotion (myspace..), mais jusqu’à quand?
La fin du cd, le retour du Vinyl et de ses belles pochettes, le support devient petit petit objet de collection ostentatoire, tandis que le Mp3 s’ancre dans le quotidien. On passera outre le problème de la qualité sonore, biaisé par la généralisation de l’écoute en mobilité; Le baladeur n’offre pas la même qualité que la grosse chaiîne Hi-Fi de papa, et encourage le développement de ce fait de la musique compressée.
Quelle est donc la place dans ce nouveau monde pour la musique en streaming? En dehors du débat sur les droits et le catalogue, l’écoute en streaming serait une nouvelle attitude de consommation révolutionnaire devenue indispensable. Se connecter, cliquer puis écouter, avec plus ou moins de limitation , plus ou moins de pub selon que l’on paye un abonnement ( fléau de ce début de 21ème siècle) ou non. Cela vous rappelle quelque chose? la bonne vieille radio FM tout simplement mais personnalisée. Une radio à la demande qui lorgnera de toute façon à terme vers le quasi tout payant ou le trop plein de publicité, histoire de rentabiliser au maximum un modèle pourtant peu coûteux à l’origine, si on excepte les négociations avec les producteurs de disques. Mais certains préféreront toujours posséder la musique plutôt que de la louer, ou de dépendre d’une connexion parfois aux abonnés absents. Le modèle appliqué au cinéma est il viable pour la musique? Difficile à dire tant la fin des DRM semble définitive. Appliquer de nouveaux verrous limitatifs et surtout temporels parait peu probable. Se pose alors la question de l’accessibilité à Internet encore réduite dans beaucoup de situations, et qui rend dans le pire des cas ces sites complètement muets; prendre le risque d’organiser une soirée ambiancée par un site de flux en streaming parait encore délicat, pour peu que vous ne receviez pas ou mal le réseau des réseaux. Reste que le modèle séduit actuellement le jeune public essentiellement par sa gratuité de façade et sa simplicité, et pourrait devenir à terme une des sources principales de musique chez les particuliers. Apple proposerait ainsi bientôt une offre d’écoute sous forme de flux de son célèbre Itunes. Le streaming parait alors une alternative aux radios actuelles, sans pour autant devenir LA solution globale au phénomène du téléchargement illégal.
Comments ( 1 Comment )
A quoi ça sert qu’on se casse le c.. à faire des belles pochettes si c’est pour les retrouver en vignettes sur un Ipod?