
Ben Esser fait partie de la grande famille des musiciens pour qui le look, ça compte. Etrange bonhomme que cet anglais, ex d’un groupe méconnu de ce côté ci de la manche (les Ladyfuzze), qui a décidé, en ces temps de poltiique verte et de conscience écologique, de se mettre au recyclage général, histoire de prouver qu’on peut faire du sacrement branché avec du soit disant dépassé.
On retrouve donc des influences tout à fait honorables à l’écoute de cette musique directement inspirée par les stars british du rock populaire – the cure, Bowie, Talking Heads – mais qui auraient croisé Robby Williams au détour d’une soirée un peu trop arrosée. Une électro pop sympathique mais pas essentielle, qui verse dans la tentaive de séduction tout azimut, là oû on aurait aimé un peu plus de subversion. Il manque à ce disque, ce caractère, cette force intérieure que l’on apprécie chez une Lilly Allen bien plus corrosive. On nous sert Docteur Ben, alors qu’on aurait naturellement préféré Mister Esser. Un disque un peu trop lisse, malgré quelques belles réussites, Headlock en tête, qui appelle de lui même un prochain opus que l’on espère volcanique, car visiblement pour le coup la coiffure ne fait pas le rebelle.