
On imagine très bien la tête du producteur qui a vu Ebony Bones déferler dans son bureau. Un mélange de circonspection, d’incompréhension voire d’étonnement, à l’écoute des maquettes qui ont du détruire le système hi fi et nerveux du monsieur. Car miss Bones, Thomas de son vrai nom, n’est pas madame tout le monde et le fait clairement savoir. Une fois le système d’écoute en streaming enclenché, l’ordinateur expulse alors un étrange mélange de musique électro-soft-punk-rock-soul qui vous secoue le cerveau de fond en comble.
Un délire euphorisant et multicolor qui vous emporte dans une parade sous exstasy, véritable carnaval sous perfusion traversé par des danseurs sûrement habillés de fluo. Le rouleau compresseur ne s’arrête jamais, enchaînant les performances et les morceaux qui décoiffent jusquà plus soif. Une folie inattendue, qui s’inspire autant de Peaches, de la world music, de princess superstar que des Clash, brouillant pistes et l’orientation, histoire de bien faire entendre à qui veut, que ce “son ebony Bones” comme elle le clame bien haut, ne ressemble à aucun autre. Un patchwork musical impressionnant, pour ce premier album concluant d’une artiste aventureuse, reine du bazar organisé. Des débuts en fanfare!