
La Roux, duo anglais expert en synthétiseurs, propose une musique fortement influencée par la New Wave, Depeche Mode et consorts. Pas très original me direz vous surtout en ces temps de nostalgie 80′s, et vous n’aurez pas tort. Seulement cet album éponyme a l’intelligence de proposer une musique essentiellement basée sur le format de la chanson pop. On imagine très bien que ces morceaux joués par des ordinateurs et samplers, puissent un jour être joués dans un autre registre, et pourquoi pas acoustique. L’inverse en quelque sorte des années 80, ou la musique électronique cherchait à s’émanciper du format “chanson” originel. On cherche donc ici à revêtir ces sons d’une âme et à les couvrir du drap de la consensualité ou de l’intelligence c’est selon.
Mais La Roux c’est avant tout une chanteuse au timbre particulier, celle d’Elly Jackson, anomalie rock/folk dans un univers technologique, qui meuble un espace vaste et complexe dessiné par Ben Langmaid, compositeur et producteur. Cela rappelle avec brio une formation d’un autre temps, Eurythmics. Le problème, si problème il y a, reste très subjectif. On aime ou on déteste la voix d’Elly jackon qui ne laisse évidemment pas indifférent. Reste une belle et franche réussite, qui marie à merveille l’ambiance clubbing avec l’écoute de salon. Lilly Allen, Little Boots, La Roux, les filles anglaises tiennent décidément le haut du pavé et le chantent bien haut.