Moby wait for me cover

L’homme aux petites lunettes devenu vedette, nous la fait modeste et propose un recueil de titres sombres et désanchantés, écrits dans la forme qui fit son succès il y a maintenant 10 ans; samples vocaux , nappes de synthétiseurs et de claviers, on perçoit à l’écoute de ce disque une certaine nostalgie du passé, que l’on regrettera ou non selon l’envie de l’instant présent.

Le visuel dessiné à la main rappelle les clips de play ou de 18, et indique d’entrée qu’on doit se tenir à un disque fait maison dans la chambre du new yorkais, loin du grand bazar de l’industrie du disque. Richard Melville ne prend ici aucun risque, et se contente de répéter une formule éculée et rongée jusqu’à l’os.Il y règne une ambiance parfaitement famillière, marquée du sceau de la reprise et de la face b, signe que l’ami Moby a peut être atteint ses limites prospectives. Les compositions sont pourtant bonnes, et le charme opère assez rapidement, au détours de mélodies comme toujours soyeuses et généreuses, qui privillégient la beauté à la technique.

La musique électronique change mais pas Moby, qui en bon vieux dinosaure sait que les vieux pots sont souvent à l’origine des meilleures  recettes. Un album agréable et torturé, qui ravira les fans de Play mais mécontentera ceux qui attendait un peu plus du New Yorkais.

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