Un nouvel album de laurent Garnier est toujours un évènement dans le petit monde de l’électronique. DJ reconnu de par le monde et surtout en Angleterre, le français n’en reste pas moins un musicien averti. Fini le temps des expérimentations hasardeuses de the Cloud Making Machine, l’artiste propose un album solide, entre techno made in Detroit et mélange des genres (jazz hip hop..), suite logique à ses dernières tournées ou étaient conviés de nombreux musiciens. sa méthode? inviter des solistes, de jazz notamment, les faire enregistrer et retravailler le tout; les couper, les mixer, les triturer. Mais que les amateurs de jazz pur et dur ne s’y trompent pas, on a affaire ici à un disque de musique électronique
On aime le travail minutieux apporté à chaque piste, la finesse des détails, des textures, les sons posés avec intelligence et la retenue générale qui impose une classe pas possible à l’ensemble. Alors évidemment le disque s’essoufle peut être un peu sur la fin, et les mauvaises langues diront qu’on a déja entendu ça mille fois dans ses disques précédents. Certes. Mais les disques aussi distingués sont rares, et passer à coté de celui ci serait un crime. A bon entendeur.

