
Des chansons bricolées dans un home studio, un univers sombre, une oeuvre indé-électro-psychadélique comme éclairée par une ampoule trop faiblarde, des compositions marquées par de multiples références arty et enfn un nombre incalculable d’invités VIP, Danger Mouse à la production , David Lynch pour le visuel, Vic Chessnut, Iggy pop et bien d’autres au chant. Voilà en quelques mots l’album de Sparklehorse, résurgence progressive de groupes allant de Death in Vegas période Scorpio Rising, à Mercury Rev (surtout), en passant par The good, The bad and The Queen, ou encore quelques influences du coté des Chemical Brothers pour les pistes downtempo.
Au final, une musique fabriquée comme un millefeuille, chapeauté par le très demandé producteur des Gniarls Barkley, qui une nouvelle fois fait parler sa science du chaos musical; effets de saturations, son sale, brut, on reconnaît (trop) la patte sur cet album de l’ex gorillaz. Alors certes toutes les pistes ne font pas mouche, et les références parfois trop visibles empêchent de bien saisir le génie propre de Mark Linkous, seul homme aux manettes de Sparklehorse. Mais au final, on se plaît à écouter cette bande originale de film joyeusement déprimée intelligente et passionnée et on se prend à rêver enfin d’une mise en vente rapide. le projet n’est en effet pour le moment disponible que gratuitement via les reseaux p2p.
maj : EMi sort enfin l’album dans le commerce après avoir refusé de l’éditer. Seule ombre d’importance au tableau : cette décision survient après la mort de Mark Linkous et de l’un des choristes associé au projet. Chacun se fera donc sa propre opinion sur le timing de la major. On leur décerne de notre côté la palme de l’irrévérence du cynisme et de la morale bafouée. Carton Rouge.