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Phoenix est un groupe de gens propres sur eux, qui entretiennent savamment depuis l’an 2000 et leur premier album united, leur image de bobos cosmopolites perdus dans l’immensité urbaine du monde. Un groupe au son lisse comme une tour de verre construit sur les cendres d’un rock incarné par des figures comme Brian Ferry, qui sans trop faire de bruit en France, cartonne à l’étranger et surtout dans les pays anglo saxons.

L’univers sophistiqué de ces français qui chantent en anglais est souvent prétexte à une pop “pop-corn” un peu trop gentillette,  vrai pot pourri de sonorités synthétiques légères et de lead guitar chatoyantes qui sait accrocher l’oreille sur l’instant mais qui a bien du mal à se rendre inoubliable. Une crème fraiche à 0% de matières grasses qui jusqu’à présent manquait singulièrement d’épaisseur malgré tous les artifices déployés.

Les choses semblent s’améliorer avec ce Wofgang Amadeus Phoenix cuvée 2009 qui répond en grande partie aux maux dont souffrait la formation versaillaise. Les morceaux dans la lignée des précédents opus gagnent en abrasivité, portés par le génial 1901, véritable hymne rock futuriste et tube radiophonique potentiel, qui annonce une suite de compositions originales et savoureuses, marquée par quelques pépites du genre Fences, Lasso, ou l’intrumental Love like a sunset à la sauce M83. Le groupe n’oublie pourtant pas de retomber dans ses travers, agaçants, qui mineront une nouvelle fois leurs chances de convaincre leur détracteurs. Chant souvent trop maniéré et porté sur l’emphase , arrangements parfois insipides, on aurait aimé un peu plus d’effort de ce côté là.

Pour conclure, on saluera la bonne tenue de ce disque bio rempli de surprises, à savourer avec une menthe à l’eau plutôt qu’avec une bière.

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