
Iggy Pop marqué par La Possibilité d’une Ile de Michel Houellebecq, décide de produire son pendant musical; Un album intimiste qui met de côté le son punk brutal de ces dernières années, au profit d’un savoureux mélange des genres: un peu de jazz, du blues, des reprises inattendues (les feuilles mortes..), le tout survolé par la voix charismatique du rocker, fatigué mais habité. Le musicien inimitable en crooner déchu, propose des compositions qui n’échappent pourtant pas à l ‘exercice de style.Une ambiance très française qui s’inspire certes du très médiatique écrivain, mais qui ne fait pas oublier l’influence de Serge Gainsbourg sur ce genre d’initiatives à la limite de la chanson et de l’album concept (le talk over). On ne regrette pourtant pas cette prise de risque, Iggy Pop n’est jamais aussi bon que lorsqu’il s’éloigne des entiers battus. Evidemment l’album par moment tourne un peu à vide, et l’on peste d’entendre le chanteur s’accrocher coûte que coûte à son bouquin, au risque de ne proposer finalement qu’une annexe sonore au best seller du natif de la Réunion.
Des préliminaires malgré tout particulièrement réussis , qui feront cocu les amateurs de punk mais qui réjouiront les autres, ravis de voire l’américain poser ses valises dans leur chambre.


