
La soul, noyée dans un magma commercial est utilisée depuis les 90′s à tout bout de ”chant” pour justifier la parution de tel ou tel disque rapellant vaguement les années dorées de la Motown. S’en suivent donc, des parodies de création marquées du sceau du R’N'B qui innondent les robinets à clip télévisuels sans discontinuer, jusqu’à l’écoeurement le plus total. Charlie Winston choisit lui de revenir aux sources de cette musique, et tente de lui rendre ses lettres de noblesses. Hobo qui peut se traduire par “vagabond”, est un disque de qualité mais non sans défauts promis à un succès inévitable.
La production assurée par Mark Plati -producteur de Bowie ou des Rita Mitsoukà- élève le débat comme rarement. Les instrumentations sont souvent classiques pour le genre, mais jamais racoleuses. Le bonhomme lui, est à l’aise lorsqu’il s’agit de chanter. Une voix “soul” parfaite qui porte des compositions souvent lumineuses, parfois inégales, où l’on trouve des hits incontestables, in your hands, like a hobo, i love your smile qui garantissent ainsi sa forte valeur ajoutée.
On ne peut le nier, Charlie Winston est promis à un bel avenir. Mais reste maintenant à prouver ce talent sur la longueur sans succomber aux chants des sirènes déja nombreuses, prètent à récupérer à tout prix la cargaison.