
Bob Sinclar, star des boites de nuit, star des plages, business man talentueux, squatte à n’en plus finir les temps d’antennes radios depuis maintenant quelques années . Son Born in 69 n’est pas aujourd’hui un évènement artistique mais commercial, indigeste, qui se vautre dans tous les clichés du genre. On avait pourtant beaucoup aimé son Western Dream, classieux, bien fichu, chouette compromis entre plaisir de vacances et écoute de salon.
On avait bien supporté Songs of Freedom, qui, il faut le dire, valait son pesant d’or en soirée. Pas de rupture pour ce Born in 69 qui s’inscrit dans la même veine que son prédécesseur,mélange de house et de sons dance-hall, où l’on trouve quelques titres intéressants deçi-delà, comme ce peace song bien inspiré, ou encore le très péchu lalasong. Pas de risques pris pour un DJ au sommet de sa gloire, qui, à n’en pas douter sera encore seul au monde cet été en haut des charts .
Faut il se réjouir de la parution de ce disque ? Oui parce qu’une fête sur la plage sans Bob Sinclar, n’est plus vraiment une fête. Non parce qu’à force de flirter avec le mauvais goût, notre Français s’enfonce petit à petit dans une musique graveleuse, sans âme, et risque au final d’occuper plus souvent l’espace sonore des supermarchés que notre ipod.