
On connait l’artiste américain depuis 1994 et son “welcome to the Cruel world”. Le chanteur icône du métissage revendique des influences variées, du rock au raggae, de la Soul au Blues, bref le mélange culturel idéal. Une purée luxueuse et de qualité, faite maison, qui a séduit très tôt le public français. Le Printemps de Bourges, la route du rock de saint Malo, puis Carhaix et ses Vieilles Charrues et enfin l’apothéose Bercy en 1998. le succès depuis ne se dément pas, mais Ben Harper continue de produite des disque de façon presque artisanale, sans trop de fioritures. seules ses influences ont changé. La Motown a progressivement remplacé Jimmy hendrix et Bob Marley.
La qualité de l’ensemble est tout de même altérée par quelques d’échecs tels ”Both side of the guns” sorti en 2006, album prétentieux, hétéroclite mais raté. La fin? Pas Vraiment depuis les projets se sont multipliés, mais la période faste semble s’être définitivement éloignée. Après des expériences intéressantes mais peu marquantes, il revient cette année avec un nouveau groupe “relentless7″ (fini les Innocent Criminals) et promis juré un nouveau son accompagné d’une nouvelle expérience musicale. Une seconde naissance en quelque sorte. Promesses tenues?
Oui parce que l’on sentait l’artiste tourner en rond, répétant à l’infini les mêmes gimmicks, les mêmes tics à n’en plus finir. Ses nouveaux musiciens l’oblige à aller voire ailleurs. la Wesseinborn est toujours sur les genoux, le chant toujours aussi reconnaissable mais les sonorités évoluent quelque peu. Le métissage n’est plus de mise, ”White lies for Dark Times” est un disque monolithique, lourd, pesant, rock. Un disque parcouru par des influences presque exclusivement américaines ( Relentless7 est originaire du Texas). Les textes sont comme d’habitude désenchantés. Un disque brumeux, empâté mais somme toute réussi.
Non parce qu’on attend toujours plus de ce prodige aux références convenues mais reconnues.
on aurait aimé , plus de courage encore. Le son n’est pas réellement nouveau et rappelle par moment ”Burn to Shine” sorti en 1998. Le service marketing à beau imposer le contraire sur la jaquette, on écoute bel et bien du Ben Harper. Ceux qui sont restés allergiques aux productions antérieures n’ont aucune raison de croire à une révélation divine. ils n’aimeront pas plus celui ci.
Reste que la sincérité de l’artiste n’est pas à remettre en cause. le travail est somme toute bien fait, ni plus ni moins. Et c’est là l’essentiel
extrait live :


